La matrice Excel, et pourquoi elle meurt
La plupart des cartographies commencent dans un tableur : des personnes en lignes, des compétences en colonnes, des croix. Elle est juste le jour où elle est faite, puis plus personne ne la met à jour, parce que rien ne la relie au travail réel.
La méthode en quatre temps
1. Partir des processus, pas des fiches de poste
On découpe l'activité en processus et en tâches. Chaque tâche appelle des connaissances. C'est ce rattachement qui rend la carte vivante : quand une tâche disparaît, ses connaissances perdent de la pertinence.
2. Un référentiel court, écrit dans vos mots
Cinquante à deux cents connaissances suffisent pour un site. Un référentiel métier importé aide à démarrer ; le vôtre se construit ensuite en validant ce que les gens déclarent.
3. La maîtrise, évaluée, de 0 à 5
5 signifie « sait l'enseigner ». L'évaluation est la seule donnée que la machine ne peut pas inventer, et c'est elle qui alimente tout le reste.
4. La criticité, calculée
Disponibilité (combien de détenteurs), transmissibilité, confidentialité, usage, adéquation, importance historique : six critères, des pondérations réglables, un score par connaissance. Le détail est publié.
Ce que la carte montre alors
- Les détenteurs uniques et les savoirs rares, structure par structure.
- La vague des départs à cinq ans et ce qu'elle emporte.
- Le réseau réel de qui consulte qui, souvent différent de l'organigramme.
- Le savoir non exploité : ce que les gens savent déjà, lu dans leurs CV, et que l'organisation n'utilise pas.
Cartographier en quatre langues
Interface et recherche en français, anglais, espagnol et arabe, y compris de droite à gauche : une carte partagée entre un siège et des sites qui ne parlent pas la même langue.
Brancher ce qui existe déjà
La carte se nourrit aussi de vos documents : le connecteur intranet lit vos pages, même sans plan de site, ceux de SharePoint et des GED lisent vos bibliothèques, tous en lecture seule. Pour tout monter depuis un espace vierge : l'ordre qui marche.